Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 22:10

Difficultés, doutes, hauts et bas, déceptions, réussites.

Voilà ce qui jalonne la vie d'une télésecrétaire indépendante. En somme, comme pour tout professionnel.

Etre indépendante signifie faire ses propres choix... et réussir mais aussi risquer de se tromper...

Il n'y a pas de science exacte dans nos métiers.

 

Mais n'empêche que certaines règles et étapes doivent être respectées et suivies pour mettre toutes les chances de son côté.

 

Pour l'avoir déjà abordé un peu, s'installer en tant que télésecrétaire indépendante nécessite de se préparer à changer de vie. De nouvelles responsabilités apparaissent et de nouvelles compétences doivent être développées : celles de chef d'entreprise. Ici, on ne peut plus se conduire comme une salariée attendant bien gentiment que son patron apporte le travail à faire. Le travail, on doit le chercher. La relation n'est plus celle d'une employée envers sa hiérarchie mais bien celle d'un fournisseur avec son client.

 

Ce profond changement, j'ai dû l'anticiper. Etant curieuse de nature, j'ai tout de suite cherché à me documenter, à m'informer. Je suis passée par les livres, par Internet aussi bien sûr. Difficile de faire la part des choses d'ailleurs... Difficile de trier l'utile de l'inutile, le vrai du faux. Mais bon c'était déjà le commencement du changement que j'avais voulu.

 

L'improvisation n'a pas lieu d'être dans la création d'une activité, quelle soit de télésecrétariat indépendant ou d'une autre nature. Mieux vaut éviter de "marcher en solitaire" en se disant "j'y arriverai mieux seule". Mieux vaut faire appel à de vrais spécialistes, reconnus pour leurs compétences et leurs connaissances dans le domaine du télétravail. Et se former.

 

Télétravailler à son compte, pour soi-même, c'est aller dans l'inconnu. Il faut savoir oser : oser remettre en question la sécurité, parfois illusoire, des habitudes et du coutumier qui était notre quotidien lorsque nous allions au bureau. C'est fini tout ça ! On quitte une route pour en prendre une autre, alors autant faire que cette nouvelle voie soit celle du succès non ?

Par Actiontel - Publié dans : L'indépendance
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 21:54

Comment vendre des prestations sans établir de tarifs ?

C'est impossible en fait.

La question est de savoir sur quelle base les établir ces fameux tarifs.

 

Alors, on est souvent tenté d'aller faire un petit tour sur les sites de télésecrétaires concurrentes et par-ci par là, de "picorer". Ok, la finalité de la chose n'est pas forcément de copier pour copier, mais bon, il y a parfois un peu de ça quand même.

 

Il faut bien savoir que toutes les télésecrétaires n'ont pas les mêmes compétences, spécialisations, et donc, ne proposent pas forcément les mêmes prestations. Et quid de la rentabilité là-dedans ? Qui vous dit que reprendre tel tarif vous assurera une rentabilité digne de ce nom sur telle prestation réalisée par vous ? Tout le monde n'a pas la même façon de travailler, le même rythme. De plus, au moment de négocier une vente de vos services, vous devrez être capable de défendre vos prétentions tarifaires devant vos prospects.

 

Alors, il vaut mieux y réfléchir à deux fois et plutôt songer à établir ses propres tarifs. D'ailleurs, vous serez d'autant plus crédible que vous aurez établi vous-mêmes les services que vous allez vendre, vos tarifs, etc. sans avoir piqué à droite ou à gauche les prestations ou tarifs des concurrentes. Si vous souhaitez rendre une image de vraie professionnelle, vous devrez être capable de faire preuve de cohérence dans votre offre, sinon, vos prospects se rendront tout de suite compte que finalement, tout ce que vous proposez n'est que du vent.

 

Trop souvent, sur trop de blogs ou de sites, on a l'occasion de voir des offres à des tarifs bradés, mettant à mal la crédibilité de notre métier. La qualité du travail rendu se calcule à sa juste valeur. Travailler à perte n'est pas franchement motivant et, pour le client, cela comporte le risque de recevoir un travail bâclé au final.

 

Mais comment s'y prendre ? En fait, il y a plusieurs façons. La première est de calculer votre tarif horaire, celui en-dessous duquel vous ne devez pas descendre au risque de travailler pour rien, voire pire. Quand il a été question pour moi de savoir à combien j'allais vendre mes prestations, j'ai été victime du syndrome de la feuille blanche. Mais comme pour la prospection, j'ai appris.

 

Pourquoi je ne développe pas davantage ? Pas parce que j'ai peur de me faire "piquer" mes tarifs et de les voir s'afficher sur d'autres sites, mais tout simplement parce qu'un tarif cela se travaille en fonction de plusieurs facteurs qui sont la nature de la prestation, la durée, la difficulté, etc. Donner un modèle de calcul de tarif ne rimerait pas vraiment à grand chose. Pour que cela soit vraiment utile, il faut le faire soi-même : apprendre à le faire et surtout comprendre le pourquoi d'un tarif.

Par Actiontel - Publié dans : Télésecrétariat : Action commerciale
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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 16:59

Si on ne sème rien, on ne récolte rien. En télésecrétariat, c'est la même chose. Vendre ses services est vital. Et pour cela, pas de recette miracle : il faut aller au charbon. Mais quand on ne sait pas comment s'y prendre, on a l'impression de se retrouver au pied d'une montagne infranchissable. C'est l'impression que j'ai eue au tout début...

 

Mais pour vendre, encore faut-il savoir à qui et quoi... L'objectif étant que le couple offre/demande soit parfaitement cohérent et, donc, exploitable.

 

Définir ses services est vraiment la première étape à franchir. Qu'est-ce que je vais vendre ? Mes compétences, mon savoir-faire peuvent-ils être monnayables ?

 

Chaque entreprise, essentiellement en fonction de la nature de son activité, a des besoins bien définis. C'est en fonction de cela que j'ai défini mes services. En effet, en fonction du type de prestation qu'elle propose, une secrétaire intéressera les entreprises ayant tel type d'activité et pas tel autre. Et selon sa formation et le marché que l'on vise, on ne vendra pas la même chose à tout le monde.

 

Il faut donc se poser les bonnes questions. A qui je vais vendre mes services ? Y a-t-il une demande ?

 

Dans un article précédent, j'ai abordé le sujet de l'étude de marché. Quasiment tout le monde s'accorde à dire que cette phase est vraiment indispensable mais je ne vais pas revenir là-dessus. Personnellement, j'ai réussi à définir quelles cibles pouvaient être intéressées par mes services après avoir défini ceux-ci. Mais pas seulement. D'autres facteurs sont à prendre en compte.

 

Donc, comme pour tout le reste, j'ai appris peu à peu à faire ce que je ne savais pas faire pour préparer ma prospection. En effet, comme toute assistante administrative, je n'avais pas été formée à communiquer, à me vendre. Le commerce de soi-même est quelque chose de difficile à appréhender. Cela n'est pas forcément inné...

Par Actiontel - Publié dans : Télésecrétariat : Action commerciale
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 22:19

Là où je travaillais avant, j'avais un bureau dans une pièce. Un bureau pour moi toute seule, dans lequel je travaillais au calme. Tout était rangé à une place bien précise. Je savais exactement où trouver quoi. Le dossier de M. Untel était rangé là, celui de Mme Machin, ici, etc. Bref, mon organisation était sans faille.

 

Mais chez moi, quelle organisation mettre en place ? L'environnement de travail n'étant plus du tout le même, il a fallu tout revoir, savoir ménager la chèvre et le chou sans créer trop de tensions et aménager un endroit spécifique pour travailler vraiment efficacement.

 

L'environnement immédiat

J'ai dû apprendre à dire "Non" et surtout, à faire comprendre que ce n'était pas parce que j'allais travailler chez moi, que j'allais être disponible pour tout le monde n'importe quand pour n'importe quoi. Il a fallu dès le début poser les jalons, les respecter et, surtout, les faire respecter. Pas évident, mais bon... C'était un peu le prix de la tranquillité, mais aussi de la sérénité pour pouvoir réaliser les travaux confiés.

 

Côté aménagement, je me suis octroyée une petite pièce dans laquelle j'ai installé mon bureau, mes ordinateurs, mes meubles de rangement, etc. Personne n'y entre à part moi. Accès interdit. D'ailleurs, pour bien matérialiser la chose, j'avais placardé sur ma porte un panneau "Sens interdit". Et pour enfoncer le clou davantage, une pancarte accrochée sur la poignée de ma porte : "NE PAS DERANGER". Suffisamment clair non ?

Faire accepter toutes ces restrictions ne fut pas facile, mais à force, j'y suis arrivée. Télétravailler ce n'est pas travailler les doigts de pieds en éventail posés sur le bureau, mais c'est un vrai travail, sérieux. Il faut parfois faire des choix.

 

Organiser mon emploi du temps et mon espace de travail

Au bureau, mon travail était planifié. J'arrivais, j'allumais mon ordinateur et je trouvais le travail que j'avais à faire. Ce travail, c'était mon patron qui me le donnait.

Chez moi, tout était différent. Plus de patron puisque le patron c'était moi (et je le suis encore :-)). Et le travail, je le faisais pour mes clients. Là aussi, rassurez-vous, ça continue !

J'ai dû apprendre à organiser mon temps différemment pour l'utiliser de la manière la plus efficace qui soit. Ce fut assez difficile car je n'avais plus les points de repère dont je bénéficiais avant. Le "naturel" méthodique a pourtant fini par reprendre le dessus au fil du temps. Après tout, mon bureau n'avait fait que changer de lieu...

 

Je me suis aussi évertuée à aménager mon espace de travail, mon bureau. Plusieurs essais puis, finalement, la bonne disposition : chaque objet avait fini par trouver sa place, selon mes besoins. De quoi travailler à l'aise, avoir facilement accès à mes dossiers, disposer de suffisamment de place. En résumé, ne pas me laisser envahir par la paperasse.

 

Oui, mais moi dans tout ça ?

J'ai réussi à créer mon activité, ok. Mais il n'était pas question pour moi de "m'oublier". Devenir télésecrétaire signifiait aussi pour moi "créer ma liberté", même si je savais que j'allais devoir l'adapter à mon nouveau style de vie. Je ne souhaitais pas m'enfermer dans une autre routine. Je voulais vivre autre chose et partager plus de choses avec ma famille. Elle est parfois floue la frontière entre le travail et la vie personnelle quand on travaille chez soi. Là aussi, j'ai donc dû apprendre à dire stop. Surtout, ne pas oublier l'autre vie, celle où on ne travaille pas.

Par Actiontel - Publié dans : Télésecrétariat : Organisation
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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 22:32

Oui, apprentissage, c'est bien le mot qui convient. Pas tant du secrétariat et de la notion de distance puisque mes études m'avaient déjà apporté une certaine expérience (dans un contexte différent et avec des moyens différents mais bon, une expérience quand même), mais bel et bien de "l'indépendance".

 

 Je n'étais plus une salariée classique, obéissant bien gentiment à mon patron puisque j'étais devenue mon propre patron. Mais ça, pas facile à assimiler d'un coup. J'ai dû changer mes vieilles habitudes et en acquérir d'autres. Il fallait apprendre à désapprendre...

 

J'ai dû apprendre à me comporter différemment. Pas toute seule heureusement. Il me fallait être en confiance et cette confiance j'ai pu la trouver. Je me suis faite accompagner tout au long de mon projet puis de mon installation. Au fur et à mesure de cet accompagnement, je me suis vue changer, évoluer et me comporter autrement, adopter d'autres attitudes, être plus volontaire, acquérir des techniques, appliquer les méthodes apprises : en résumé, devenir un vrai entrepreneur.

 

Ces longs mois d'efforts ont fini par être récompensés. Fin 2003, un second client est venu et celui-là, pas uniquement pour des prestations ponctuelles. Ce fut un contrat commercial à l'année. Depuis, nous collaborons toujours. Une vraie relation de confiance a fini là aussi par s'instaurer. Je pouvais espérer enfin voir mon activité se développer plus sereinement, ce qui augmentait encore ma motivation.

 

Les efforts paient toujours. Il suffit d'y mettre tous les moyens à sa disposition et de bien les utiliser. Bien sûr, faire preuve aussi d'une volonté sans faille. 7 ans après, cette volonté est toujours là :-)

Par Actiontel - Publié dans : L'indépendance
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